DPE aux Maraîchers à Colmar : le bâti, les étiquettes et leurs implications
Aux Maraîchers à Colmar, les 995 DPE analysés décrivent un parc surtout composé d’appartements, où les classes C et D sont les plus représentées. La part de logements classés F ou G atteint 6,5 %, contre 5,5 % dans la ville, malgré une présence moins importante du bâti ancien.

Le dossier énergétique des Maraîchers repose sur 995 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à Colmar. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués du quartier et de les comparer aux indicateurs disponibles pour la ville. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire de tous les logements des Maraîchers. Leur lecture fait apparaître plusieurs caractéristiques : une forte présence des appartements, une période de construction dominante située entre 1989 et 2000 et des étiquettes principalement concentrées en C et D. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat locataire, ces résultats donnent un contexte utile, sans remplacer l’examen du diagnostic propre au logement concerné.
Un bâti surtout collectif, avec une période dominante entre 1989 et 2000
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Maraîchers) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 15 | 1,5 % |
| B | 37 | 3,7 % |
| C | 442 | 44,4 % |
| D | 338 | 34,0 % |
| E | 98 | 9,8 % |
| F | 40 | 4,0 % |
| G | 25 | 2,5 % |
La période de construction la plus représentée dans les diagnostics des Maraîchers est celle de 1989 à 2000, avec 18,5 % des observations. Il s’agit de la première tranche identifiée, mais non d’une majorité du parc analysé : elle ne suffit donc pas à qualifier tous les logements du quartier de constructions de cette époque. Le bâti ancien est moins présent qu’à l’échelle communale. Les logements construits avant 1948 représentent 9,3 % des diagnostics du quartier, contre 29,5 % pour Colmar. La part construite avant 1975 atteint, quant à elle, 24,2 %. Ces repères décrivent l’âge des logements, sans renseigner sur les rénovations éventuellement réalisées. Ils ne permettent pas non plus d’attribuer une étiquette énergétique à un bien sur la seule base de sa date de construction.
- Les maisons individuelles représentent 15,0 % des logements diagnostiqués. Le reste correspond à des appartements : la lecture du quartier est donc principalement celle d’un parc collectif, sans que les données détaillent les caractéristiques de ses immeubles.
- La surface médiane est de 65 m² aux Maraîchers, contre 66 m² à Colmar. Ce repère situe la taille centrale des logements analysés, mais ne décrit ni leur nombre de pièces ni la diversité des surfaces.
- Les parts de 9,3 % avant 1948 et de 24,2 % avant 1975 portent sur des ensembles emboîtés. Elles ne doivent pas être additionnées, puisque les logements les plus anciens sont déjà compris dans la catégorie antérieure à 1975.
Des étiquettes dominées par les classes C et D, avec 65 logements F ou G
La répartition des DPE fait nettement ressortir la classe C, avec 442 diagnostics, suivie de la classe D, qui en compte 338. Ces deux catégories constituent le cœur du profil énergétique observé aux Maraîchers. Les étiquettes A et B sont moins représentées, avec respectivement 15 et 37 diagnostics. À l’autre extrémité, 40 logements sont classés F et 25 sont classés G. Les 98 diagnostics classés E complètent cette distribution. Ce tableau révèle une diversité de situations au sein du quartier, plutôt qu’un niveau de performance uniforme. Il ne précise pas quels types de logements concentrent les classes les moins favorables. Aucun croisement fourni ne permet notamment de relier directement une classe à une maison, à un appartement ou à une période de construction.
- Classes A et B : 15 diagnostics en A et 37 en B. Ces étiquettes sont présentes dans le quartier, mais elles restent moins nombreuses que les classes C et D.
- Classes C et D : 442 diagnostics en C et 338 en D. Elles constituent les références les plus fréquentes dans l’échantillon local, sans préjuger de l’étiquette d’un logement mis sur le marché.
- Classe E : 98 diagnostics. Cette catégorie doit rester distincte du décompte des passoires énergétiques fourni, qui porte exclusivement sur les logements classés F ou G.
- Classes F et G : 40 diagnostics en F et 25 en G, soit les 65 logements regroupés dans l’indicateur de passoires énergétiques du quartier.
Une part de passoires de 6,5 %, contre 5,5 % à Colmar
La comparaison avec Colmar présente un contraste important. Les Maraîchers comptent proportionnellement moins de logements construits avant 1948, mais davantage de passoires énergétiques dans les diagnostics analysés : 6,5 % de classes F et G, contre 5,5 % pour la ville entière. Un bâti ancien moins représenté ne se traduit donc pas ici par une part plus faible de ces étiquettes. Les données ne permettent pas d’expliquer ce résultat par les équipements, l’isolation ou l’état des bâtiments. En parallèle, la consommation médiane est très proche du repère communal : 163 kWh/m²/an dans le quartier, contre 162 kWh/m²/an à Colmar. Ces indicateurs mesurent des aspects différents. Une médiane voisine de celle de la ville peut ainsi coexister avec une proportion plus élevée de logements situés dans les classes F et G.
Un coût énergétique annuel médian estimé à 1 072 €
Le coût énergétique annuel médian estimé atteint 1 072 € aux Maraîchers, contre 997 € à Colmar. Ce montant est un indicateur énergétique issu des données analysées, et non une facture garantie pour un futur occupant. Il doit être lu avec les autres médianes disponibles : une consommation de 163 kWh/m²/an et une surface de 65 m² dans le quartier, contre 162 kWh/m²/an et 66 m² à l’échelle communale. Ces valeurs ne décrivent pas nécessairement un même logement et ne doivent pas être assemblées pour reconstituer un bien type. Elles montrent simplement que le coût médian estimé est supérieur au repère communal, alors que les médianes de consommation et de surface sont proches. Les informations fournies ne permettent pas d’isoler les causes de cette différence.
Vendre ou louer : replacer chaque logement parmi les 995 DPE analysés
Pour préparer une vente ou une location aux Maraîchers, l’intérêt de ces données est de situer le logement sans lui attribuer automatiquement les caractéristiques du quartier. Un bien classé C appartient à la catégorie la plus représentée, avec 442 diagnostics, mais cette fréquence ne permet pas de déduire sa valeur ou son attractivité. À l’inverse, un logement F ou G relève d’un groupe de 65 logements observés qui appelle une lecture attentive de son propre diagnostic. Le propriétaire peut présenter séparément l’étiquette, la consommation et l’estimation énergétique du bien, puis utiliser les médianes locales comme éléments de contexte. Pour l’acquéreur ou le locataire, la comparaison gagne à porter sur les informations du logement lui-même. Les données fournies ne mesurent ni les conditions de transaction ni les décisions des candidats.
Questions fréquentes
Les logements des Maraîchers sont-ils principalement anciens ?
Les données ne décrivent pas un quartier dominé par le bâti le plus ancien. La période la plus représentée est 1989-2000, avec 18,5 % des diagnostics, sans constituer une majorité. Les logements antérieurs à 1948 représentent 9,3 % de l’échantillon local, contre 29,5 % à Colmar. Ces proportions portent sur les logements diagnostiqués et ne renseignent pas sur leurs rénovations.
Le quartier des Maraîchers est-il plus performant que Colmar ?
Les indicateurs ne permettent pas un classement global aussi simple. La consommation médiane est proche : 163 kWh/m²/an aux Maraîchers contre 162 à Colmar. En revanche, la part de classes F et G est supérieure, à 6,5 % contre 5,5 %, tout comme le coût annuel médian estimé, à 1 072 € contre 997 €.
Que retenir du dossier pour mettre un appartement en vente ou en location ?
Les appartements constituent l’essentiel de l’échantillon, les maisons représentant 15,0 % des logements diagnostiqués. Ce contexte rend la comparaison locale utile, mais ne suffit pas à caractériser un appartement précis. Il faut distinguer son étiquette et ses estimations propres des repères du quartier. Les données ne permettent de conclure ni sur sa valeur de marché ni sur sa situation réglementaire locative.